Arrêter de fumer

Arrêter de fumer
Si vous n’avez pas renoncé au tabac, il est encore temps. Mettez toutes les chances de votre côté sous peine de rechutes et de découragement.
Les avantages du « vapotage » ne sont pas probants et font surtout la fortune des boutiques qui fleurissent à tous les coins de rue ! En outre les cigarettes électroniques à la nicotine sont peut-être moins dangereuses que les « vraies » cigarettes (surtout pour l’entourage) mais les arrêts définitifs de la nicotine sont aussi difficiles.
 

RESISTER…

Les ravages du tabac sont connus : cancers du poumon, de la gorge, de la bouche, des lèvres, du pancréas, de la vessie, des reins, infarctus du myocarde, AVC, artérite des jambes, troubles de l’érection, BPCO, etc. Mais s’arrêter de fumer n’est jamais facile.

Les tentations et les causes de découragement sont nombreuses dès le début. Par exemple, la toux s’aggrave au début de l’arrêt tabagique. Ne reprenez pas pour autant la cigarette ! Au contraire c’est bon signe, signe que les poumons se décrassent et que l’organisme sera ainsi mieux oxygéné.
 

SE FAIRE AIDER

Vous êtes convaincu ? Décidé ? Attention, la volonté ne suffit pas, la motivation en revanche est la clé du succès. L’influence d‘un proche, un événement heureux ou malheureux, un changement de vie peuvent être des déclics. Mais gare au syndrome de sevrage. Il faut s’armer de courage les 15 premiers jours. L’entourage aussi car lors du sevrage la dépendance à la nicotine est source d’énervement, d’agressivité, d‘anxiété et de fatigue. Ces signes disparaissent peu à peu et sont atténués par la prise de substituts nicotiniques dont on diminue progressivement les doses (patchs sur 16 h ou 24 h, gommes et comprimés à sucer ou sublinguaux aromatisés, sprays). Ne diminuez pas trop vite cependant, car cela favorise la rechute, fréquente. La psychothérapie, la relaxation et un changement d‘hygiène de vie (modérer le café, reprendre le sport) augmentent aussi les chances de réussite à long terme, en modifiant la chimie cérébrale, à condition d’être suivis régulièrement très longtemps. Idéalement, pour toujours.
 

CONSEILS DE PHARMACIEN
 
Les substituts nicotiniques peuvent être remboursés à hauteur de 50 euros par an, et pour les femmes enceintes jusqu’à 150 euros par an (la nouvelle loi de santé 2014 va élargir les personnes remboursées). Pour cela, ils doivent figurer sur la liste de l’Assurance maladie (www.ameli.fr) et être prescrits par un médecin ou une sage-femme sur une ordonnance consacrée exclusivement à ces produits. Aucun autre traitement ne doit figurer sur cette ordonnance.
 
En pratique, vous devrez les régler directement à votre pharmacien, vous serez remboursés ensuite. La dispense de frais (tiers-payant) n’est pas prévue dans le cadre de ce dispositif.
 
Renseignez-vous auprès de votre mutuelle ou de votre assurance complémentaire santé, certaines les prennent en charge.
 

TABAC INFO SERVICE

Un spécialiste Tabac info service répond à toutes vos questions au 3989 (0,15 € la minute depuis un poste fixe). Vous pourrez bénéficier d’un suivi personnalisé et gratuit par un tabacoloque.
 

LUCILE DAUTREMENT

(Novembre 2014
, Bien être et Santé)