La mycose vaginale

La mycose vaginale
Presque toutes les femmes en souffrent, au moins une fois dans leur vie ! Provoquant des symptômes gênants, la mycose vaginale peut être traitée rapidement.
Principal responsable des mycoses vaginales : Candida albicans, un champignon de la famille des levures, qui vit habituellement sur les muqueuses vaginales sans provoquer de symptômes. Toutefois, diverses circonstances peuvent provoquer sa multiplication et l’apparition d’une mycose dès lors que l’équilibre naturel de la flore vaginale est perturbé. Dans cette flore, se trouvent en effet des lactobacilles, des « bonnes » bactéries, dont le rôle est de maintenir un milieu acide dans le vagin qui empêche le développement des champignons.
 

DES MÉDICAMENTS AU CHLORE DES PISCINES

Les principaux facteurs favorisants des mycoses vaginales sont les modifications hormonales (grossesse, ménopause, période prémenstruelle…), certains médicaments (antibiotiques, contraceptifs oraux, corticoïdes) et certaines maladies (diabète, immunodépression…).
Une hygiène intime exagérée (douche vaginale) ou l’utilisation de produits d’hygiène inadaptés (savons trop acides…) ainsi que le chlore des piscines peuvent également agresser la flore protectrice naturelle.
 

DOULEURS ET DÉMANGEAISONS

Une fois l’infection déclarée, les symptômes ne trompent pas : démangeaisons au niveau de la vulve (rouge vif et gonflée) et du vagin, brûlures vaginales pendant les mictions, rapports sexuels douloureux… S’y ajoutent des pertes blanches épaisses et crémeuses. Il ne faut pas confondre ces leucorrhées pathologiques qui surviennent lors d’une mycose avec les sécrétions génitales naturelles, variables selon le moment du cycle menstruel, et qui n’ont pas d’odeur désagréable et n’entraînent pas d’irritation.
 

ABSTINENCE OU PRÉSERVATIF ?

Une mycose vaginale, simple, bien identifiée, peut être prise en charge facilement : demandez conseil à votre pharmacien. Le traitement consiste à utiliser des ovules vaginaux antifongiques. L’ovule doit être positionné au fond du vagin, de préférence le soir au coucher – il faut au moins rester allongée pendant environ 15 minutes. Deux formes sont disponibles : la forme classique (un ovule tous les soirs trois jours de suite) ou la forme à libération prolongée (un ovule une seule fois car agissant pendant 3 jours). Une crème à appliquer sur les zones extérieures du vagin est généralement associée. Il faut s’abstenir de toute relation sexuelle pendant le traitement et encore quelques jours ou utiliser un préservatif pour ne pas contaminer son partenaire. En cas de récidives ou de symptômes atypiques, il est indispensable de consulter un médecin.


BON À SAVOIR

Les mycoses vaginales sont rares chez les petites filles. En revanche, les vulvo-vaginites infectieuses sont courantes (entre 3 et 5 ans), favorisées par la fragilité des muqueuses et par la morphologie de la vulve, une mauvaise hygiène locale (notamment à l’école), l’utilisation de lingettes, le port de vêtements serrés, la macération des plis, en cas de surpoids…
 

LES BONS RÉFLEXES

Pour prévenir la mycose vaginale et sa réapparition :
Pour la toilette intime, bannir les savons acides, antiseptiques ou parfumés et utiliser un produit adapté (doux). Bien rincer à l’eau claire et sécher la vulve après chaque toilette.
• Préférer les douches aux bains et éviter les douches vaginales. 
• Renoncer aux sous-vêtements synthétiques et aux vêtements trop serrés.
• Changer fréquemment de tampon ou de protection hygiénique.
• Prendre des probiotiques qui permettent de rééquilibrer la flore vaginale. 
 
Christine FALLET

Bien-Être & Santé
Juillet-août 2017